Jazz au théatre
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5th edition

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17, 18 & 19 november 2016

▸ René Marie “Sound of Red”

 

▸ Kurt Elling « Passion World »

 

▸ Samy Thiébault « Rebirth »

 

▸ Yom « Songs for the Old Man »

 

▸ The Amazing Keystone Septet

 

▸ Andrea Motis & Joan Chamorro

 

Exposition “Signes et Musique”

© John Abbott

René Marie « Sound Of Red »

 

René Marie : voix
John Chin : piano
Elias Bailey : doublebass
Quentin Baxter Jr. : drums

 

De René Marie, on peut dire qu’elle est une « survivante »… Elevée parmi 7 enfants, dans la Virginie rurale du milieu des années 50, René Marie se destine, d’abord, à devenir chanteuse… A 15 ans, elle écrit ses premières chansons et se forge une belle réputation dans un groupe de R&B local… Oui mais sa famille n’est pas forcement musicienne : et quand arrive le temps de se marier et d’élever ses deux enfants, elle tire un trait sur la musique, et se trouve un emploi dans une banque. Quelques années plus tard, c’est son fils qui va la convaincre de remonter sur scène… Retenue et battue par son mari, elle obtient le divorce et décide dans la foulée de produire son premier disque : elle a alors 45 ans.Aujourd’hui, René Marie est une grande chanteuse de Jazz américaine. Son dernier album, dédié à Eartha Kitt, a été nommé pour les Grammy Awards. Mais c’est avec un disque et un programme entièrement original qu’elle revient. Un disque intitulé The Sound Of Red qu’elle décrit comme un « grand torrent émotionnel qui vous aidera à traverser les moments difficiles »

© Anna Weber

Kurt Elling « Passion World »

 

Kurt Elling : voix
Stu Mindeman : Piano, Orgue
Ulysses Owens Jr. : batterie
Clark Sommers : contrebasse
John Mclean : guitare

 

Kurt Elling est un des plus grands chanteurs de jazz au monde. Au cours des dix dernières années, il a été nommé à six reprises “Chanteur de l’année” par l’Association des Journalistes de Jazz, et a remporté dix fois les “DownBeat Critics”. Tous ses disques ont également été nominés aux Grammy Awards… ! L’américain maîtrise comme personne le scat, le swing et l’art de la scène. Sans oublier ses talents d’auteur, puisque Kurt Elling prolonge la tradition de ses maîtres comme Jon Hendricks en posant des mots sur des improvisations mythiques de Coltrane ou de Miles Davis. Entouré de ses musiciens de longue date, le crooner nous fait l’honneur de poser sa voix d’or dans l’air de notre festival, avec son répertoire de chansons d’amour.

Samy Thiebault « Rebirth »

Samy Thiébault : saxophone
Adrien Chicot : piano
Sylvain Romano : contrebasse
Philippe Soirat : batterie

Fort d’un Quartet à l’énergie intempestive, soudé par une forte amitié, six albums, dix années de jeu collectif intense et aventureux, le saxophoniste en perpétuelle quête présente son nouvel opus en septembre prochain. Une aventure qui promet d’être un temps fort de la rentrée musicale 2016. C’est la notion de « Mélodie », dans le sens à la fois le plus intime et traditionnel du terme, tout autant qu’universel et émotionnel, qui traverse l’album de part en part, comme un autoportrait passionné. Des lignes inspirées au saxophoniste par ses racines marocaines, l’Afrique de l’ouest où il a grandi, les terres d’Amérique de Sud où son quartet a beaucoup tourné, et qu’il transfigure dans le langage du Jazz de manière contemporaine et moderne. Une « Renaissance » à la fois personnelle et stylistique, l’affirmation d’un nouveau cycle de vie et de musique au travers et par les matériaux musicaux les plus intimes de son auteur. Le Jazz à la rencontre de l’Afrique.

Yom « Songs for the Old Man »

Yom : compositions, clarinettes
Aurélien Naffrichoux : arrangements, guitares, guitares électriques, steel guitar, guitare baryton
Guillaume Magne : guitares, dobro, banjo
Sylvain Daniel : basse
Mathieu Penot : batterie

 

Le clarinettiste Yom continue de nous envoûter sur son nouvel album, “Songs For The Old Man”. Après 7 albums consacrés indirectement à l’héritage culturel maternel (origines juives de Transylvanie), Yom a conçu ce nouvel opus comme une réinterprétation de l’exil américain de son père parti dans les années 50 aux Etats Unis. C’est sa relecture de son épopée, l’écriture de cette légende familiale, une traversée de l’Amérique romantique, nostalgique, onirique, mais aussi aride et violente. Un album de folk songs clarinettistiques qu’il “chante” pour son père, à son père, mais aussi à tous ceux qui passent leur vie sur la route, les nomades, les hobos, les déplacés, les réfugiés…
Sur ce disque, la clarinette klezmer de Yom côtoie le banjo et la steel guitar. À partir de l’histoire paternelle, Yom réinvente son récit initiatique, son Amérique fantasmée constituée de magnifiques et vastes paysages, plaines, montagnes, canyons qu’un cowboy solitaire parcourrait inlassablement, fredonnant de mélancoliques ballades sur son cheval au soleil couchant, simplement accompagné de son banjo…
Car ce que Yom révèle au travers de ce nouveau répertoire, c’est un parallèle quasi évident entre la nostalgie des chansons yiddish et celle des ballades de cowboys, portant toutes deux sur des thématiques qui lui sont chères, comme l’errance, le déracinement, la solitude existentielle…
« Songs For The Old Man » nous fait découvrir des paysages et des territoires encore inexplorés où se confondraient Bessarabie Orientale et Nouveau Mexique, Colorado et Danube, Appalaches et Carpates… Une passerelle spatio-temporelle entre Far East et Far West.

The Amazing Keystone Septet joue West Side Story

 

Jon Boutelier : saxophone ténor
Fred Nardin : piano
Bastien Ballaz : trombone
David Enhco : trompette
Romain Sarron : batterie
Florent Nisse : contrebasse
Jean-Philippe Scali : saxophone
Direction : Jonathan Boutellier, Frédéric Nardin, Bastien Ballaz et David Enhco

 

À peine cinq ans d’existence, et le bouillonnant Amazing Keystone Septet concentre déjà en son souffle à la fois l’esprit, l’âme des grandes formations de l’ère du swing-roi, et l’inventivité, l’ouverture, l’insolente virtuosité du jazz d’aujourd’hui. Complices depuis le Conservatoire, le pianiste Fred Nardin, le saxophoniste Jon Boutellier, le tromboniste Bastien Ballaz et le trompettiste David Enhco créent cet orchestre à géométrie variable et en assurent la direction et les arrangements. Les cadors qui piaffent derrière les pupitres de cette turbulente machine à jazz ne se contentent pas de faire allégeance, avec classe, à Count Basie, Duke Ellington ou Thad Jones. Ils considèrent que cet orchestre d’amis triés sur le volet leur permet d’expérimenter leurs idées neuves tout en visitant les perles d’un répertoire insubmersible. The Amazing Keystone Septet perpétue cette musique ondulatoire tout en exprimant la créativité de leurs propres arrangements, de leurs compositions, de leurs soli. Depuis 2010, l’Orchestre a eu l’occasion de collaborer et d’arranger de la musique pour des artistes de renommée internationale tel que : Quincy Jones, James Carter, Rhoda Scott, Stochelo Rosenberg, Liz McComb, Michel Hausser, Bill Mobley, Cécile McLorin Salvant, ZAZ, etc. Ils s’attaquent en exclusivité pour le Festival à l’œuvre de Léonard Bernstein « West Side Story ».

Andrea Motis & Joan Chamorro

 

Andrea Motis : voix, trompette et saxo
Joan Chamorro : contrebasse et saxo tenor
Josep Traver : guitares
Ignasi Terraza : piano
Esteve Pi : batterie

 

A tout juste 21 ans, la jeune trompettiste et chanteuse barcelonaise Andréa Motis a déjà séduit les plus grands à commencer par l’immense Quincy Jones lors du festival de jazz de Barcelone en 2011. Aux côtés de son mentor le saxophoniste et contrebassiste Joan Chamorro, elle a déjà tout d’une grande. Elle vient de signer un contrat avec la maison Impulse et termine un album enregistré à New York qui sortira au début de 2017. La voilà, pour les spectateurs de Jazz au Théâtre en avant première.

Christophe Andrusin   –   01 56 98 01 49   –   artwork@pommecpommev.com

Exposition “Signes et Musique” de Christophe Andrusin

 

Signes & musique est une exposition rétrospective de 10 ans de communication graphique autour d’événements musicaux : concert, festival, club de jazz, pochette d’album… 20 images qui résonnent à travers des illustrations et des lettres imaginées pour évoquer, « signer » le son unique de chacun à travers un langage visuel particulier, où la forme de l’objet et de la lettre font sens… Christophe Andrusin invite ainsi le spectateur à questionner la démarche de création face à la commande de l’univers musical. Dans ce cadre, il met en exergue l’aspect illustratif et sémantique de son travail en posant l’équation 1 mot + 1 image = 1 son. Une réponse qui se veut polysémique, où chacun est libre d’y voir et d’entendre, comme dans l’affiche de l’exposition, une lance d’incendie, un cor de chasse ou une trompette du troisième millénaire…