mercredi 23 juin

Marcel Loeffler

Marcel Loefler : accordéon

Marcel Loeffler a le sens de la famille. C’est son père qui l’a initié à la musique et c’est avec lui, à 8 ans, qu’il connaît sa première expérience scénique. Influencé par Gus Viseur ou Art Van Damme il a su créer avec son instrument un univers unique et personnel.
Accompagnateur de génie, compositeur, soliste, on découvre au fil de ses enregistrements un monde poétique émouvant. Il puise son inspiration dans une tradition orale à la croisée du jazz, du musette, de la musique française et du swing. Lauréat du grand prix « Gus Viseur » en 2007, c’est en solo que nous l’avons invité à ouvrir cette 31ième édition du festival Django Reinhardt.

Repères biographiques :

La musique fait partie de la vie de Marcel Loeffler depuis son tout jeune âge. Initié par son père guitariste, il choisit l'accordéon comme instrument de prédilection. Il connaît l'expérience de la scène dès l'âge de 8 ans, en compagnie de son frère, à la batterie, et de son père. Il explique : "C'est à cette époque que j'ai commencé à écouter les grands accordéonistes de jazz Gus Viseur et Art Van Damme. J'ai passé des nuits blanches à essayer de les copier !"
Remise du dimplôme "Grand prix Gus Viseur" à Marcel Loefffler par Jeanette Viseur et San Sévérino à Paris en novembre 2007.
On retrouve certaines de ces influences sur son premier disque solo "Vago". La richesse de la musique de Marcel Loeffler vient sans doute de ce métissage, de cette palette aux couleurs variées et d'une très grande sensibilité.
Si ses racines se situent bien sûr du côté du jazz manouche, Marcel a très vite élargi son horizon en s'intéressant de très près au travail de grands musiciens de jazz américain.
La musique est toute sa vie. Compagnon de route du guitariste Mandino Reinhardt depuis une trentaine d'années au sein du groupe "Sweet Chorus" puis de "Note Manouche". Depuis, Marcel a plusieurs CD à son actif.
Improvisateur subtil et tout en retenue, Marcel Loeffler s'est rapidement exprimé avec des compositions aussi éthérées que personnelles. La pureté de ses thèmes, la noblesse des ses mélodies et la force qui innerve chacune de ses pièces, habillent son jazz de reliefs chatoyants. Limpides et curieusement aimantés, par fois hypnotiques, ils retiennent l'oreille dès les premières mesures. La reconnaissance de son art est aussi, pour lui, celle de son instrument. "Pendant longtemps, on a entendu l'accordéon derrière des chanteurs français, de Brel à Renaud, et il restait pour beaucoup un instrument à faire danser ou d'accompagnement... Aujourd'hui, je crois qu'il a enfin retrouvé la place qui est la sienne."
 

Disque : Hommage, 2007, Harmonia Mundi

Site : http://www.marcel-loeffler.com